Qui voyage ?
  
Qui voyage ?
 


Le premier voyage aura tout changé, je me demande encore quelle orientation ma vie aurait pu prendre si je n’avais pas fait le grand saut dans l’inconnu. Peu de certitudes sur ce qu’aurait pu être cette vie parallèle, mais une certitude sur la vie actuelle, c’est bien celle que je voulais mener ! A 27 ans je commençais cette « nouvelle vie » en foulant le sol Néo-Zélandais, qui allait ensuite me mener dans bien d’autres pays à travers le monde.

Il m’est aussi agréable de mettre mon sac sur le dos que de le poser pour quelques temps dans une armoire. Pour cela j’ai donc trouvé le parfait compromis, travailler en voyageant et pour voyager ! Ainsi je reviens en France saisonnièrement pour guider/animer et donner le goût du voyage aux autres avant de reprendre les routes du monde pour moi. Rien de plus rien de moins, le plaisir réside dans la simplicité.

Je sais donc que chaque retour précède un nouveau départ, que chaque retour permet de retrouver la famille, les amis qui ne nous ont pas attendus, bien heureusement, pour continuer leur chemin. C’est donc tout aussi plaisant de dire bonjour et au revoir, mais encore plus agréable et mémorable de partager nos chemins pour un temps à travers l’hexagone ou dans tout autres pays. Vous êtes donc les bienvenus chez moi, attention, chez moi ça change souvent, ca peut être un van, une tente, une auberge, un lit chez l’habitant… ce qui ne changera pas c’est que ma porte d’entrée est une porte d’embarquement !

Au fil des pays visités, j’ai compris et appris à voyager différemment. Si je reste toujours un peu organisé dans mes préparations de voyage, je le suis bien moins sur la route pour que l’imprévu, qui construit notre mémoire voyagistique, se cache derrière chaque virage.
Dans cet objectif, je me rappellerai ces mots écrits et lus dans La marche dans le ciel (A. Poussin et S. Tesson) : « Le vrai voyageur n’a pas de plan bien défini et, surtout, n’a pas le désir d’arriver ni de rentrer chez soi ».